Tout cerveau normalement constitué ne peut pas réflechir sur l’entièreté d’une œuvre (livre, film etc.) tant il est difficile de faire le lien entre tous les éléments qui y sont présentés. Il est donc intéressant d’étudier les parties, les paragraphes, les citations, les concepts ou les images, en considérant toutefois le contexte global de l’œuvre. Si l’écrit peut appréhender une œuvre entière, le blog lui, pour être intéressant, doit se limiter à quelques passages (contextualisés). Le blog permet ainsi une deconstruction (Derrida) grâce à un travail de relecture des textes. Il ne cherche en vérité qu’a déchiffrer entre les lignes un tout autre texte que celui qui se donne à lire. Il interroge les présupposés pour ouvrir une nouvelle lecure, une nouvelle interpretation.

Descartes: « (1.) … éviter soigneusement la précipitation et la prévention… (2.) diviser chacune des difficultés …en autant de parcelles qu’il serait requis pour les mieux résoudre…. (3.) conduire avec ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu…jusqu’à la connaissance des plus composés…(4.) faire partout des dénombrements si entiers, et des revues si générales, que je fusse assurés de ne rien omettre »

Pascal : « …et tout étant lié par un lien insensible qui relie les parties les plus éloignées les unes des autres, je tiens pour impossible de connaître les parties si je ne connais le tout comme de connaître le tout si je ne connais les parties ».

Morin:”Il n’y a de connaissance pertinente que si on est capable de contextualiser son information, de la globaliser et de la situer dans un ensemble.”

Derrida:  alors que l’ecriture est perçue traditionnellement comme subordonnée à la parole, come un supplement technique et artificielle sans substance, Derrida considère que la parole occulte le role mediateur et structurant de l’ecriture sur la pensée.