Amartya Sen – Development as freedom – 1999

 (a reprendre)

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“Alain : ces doctrines faible, dont la force est quelle traduisent tres bien nos pensees faible”. Pleiade- P 751

L’idee de Droits Humains a parcouru un long chemin ces dernieres annees et a acquis un statut quasi officiel dans discusions internationales. De solides comites se reunissent regulierement pour discuter du respect et violation des droits de l’homme dans les differents pays de la planete. De facon certaine,la rhetorique des Droits Humains est beaucoup plus largement acceptee aujourd’hui-et effectivement beaucoup plus frequement invoquee- qu’elle ne l’a jamais ete par le passe. Au moins, le langage des communications nationales et internationales semblent refleter un changement de priorite et d’emphase, en comparaison avec le style dialectique qui prevalait encore il y a quelques decennies. Les Droits Humains sont aussi devenus une part importante de la literature du developpement.

Et cependant, cette apparente victoire de l’idee et de la pratique des Droits Humains coexiste avec un septicisme reel, dans des cercles exigeants et important, sur la profondeur et la coherence de cette approche. Le doute est qu’il y a quelque chose d’un peu simpliste dans la construction conceptuelle qui sous-tend le discours des Droits Humains.

Trois critiques

Quel est donc le probleme? Je pense qu’il y a trois points d’achoppement distincts que les critiques ont tendance a exprimer vis-a-vis de l’edifice intellectuel des DH. Le premier  est l’inquietude que les DH confondent les consequences des systemes de loi, qui donnent au peuple certains droits bien definis, avec les principles d’avant-la-loi qui ne peut pas vraiment donner a quelqu’un un droit juste. C’ est le probleme de la legitimite des exigeances des DH: comment les DH peuvent-ils avoir un statut reel en dehors d’un don,(d’une obligation de respect) qui serait sous la coupe des etats consideree comme derniere autorite legal? Les etres humains a l’etat de nature, dans cette esprit, ne naissent pas plus des droits humains qu’ils ne naissent tout habilles; les droits devront etre acquis grace aux lois comme les habits seront acquis grace aux tailleurs. Il n’y a pas d’habit avant le travail du tailleur, pas plus qu’il n’y a de droit avant les lois. J’appelerai cette ligne d’attaque la critique de legitimite.

La deuxieme ligne d’attaque touche a la forme que prend l’ethique et la politique des DH.Les droits sont des dons (entitlement) qui, dans cette vision, requierent des devoirs en contrepartie. Si une person A a un droit d’obtenir quelques x, alors il doit y avoir quelque agence, disons B, dont c’est le devoir d’approvisionner A en x. Si ce devoir n’est pas reconnu, alors le droit suppose, dans cette vision, est vide. C’est ce qui pose le probleme gigantesque de considerer les DH comme des droits.

C’est peut etre tres bien, continue l’argument, de dire que chaque etre humain a droit d’etre nourri et d’etre soigne mais, tant que les devoirs d’une agence specifique ne sont pas definis, ces droits ne signifient pas grand chose. Les DH, dans cette conception sont des sentiments qui font chaud au coeur mais, pour parler franc, incoherent. Ainsi considere, ces demandes ne sont pas vu comme des droits mais comme des tremolos dans la gorge. J’appelerai cela la critique de coherence.

La troisieme ligne des sceptiques ne prend ces formes legals ou institutionnel, mais considere les DH comme etant du domaine de l’ethique sociale. L’authorite morale des DH, dans cette optique, est conditionne a la nature de l’ethique acceptable  Mais une telle ethique est-elle universelle? Que se passe-t-il si quelques cultures ne regardent pas les droits comme particulierement valables compare a d’autres valeurs ou qualites plus attirantes.Les debats sur la porte des DH viennent souvent de ces critiques culturelles; peut etre la plus proeminente de ses critiques est fondee sur le suppose sceptitisme des valeurs Asiatiques envers les DH. Les DH, pour justifier  le nom,  requiere l’universalite, mais il n’y a pas de telles valeurs, disent les critiques. Je l’appelerai la Critique culturelle.

 La critrique de legitimite a une longue histoire. Elle a ete diffusee, sous differents formes, par des sceptiques du raisonnement a base legal sur les questions d’ethiques. Il y a d’interessantes similitudes ainsi que des differences entre les differentes variantes de cette critique. Il y a,  d’une part, l’insistence de Kalr Marx comme quoi les droits ne peuvent pas vraiment preceder {mais plutot suivre) l’institution de l’etat. L’ennonce en est fait dans pamphlet puissant et combatif “La question Juive”.Il y a d’autre part les raisons que Jeremy Bentham a donne pour decrire “le droit naturel” (comme indique precedement) comme “un non-sens” et le concept de “droits naturels et imprescritibles” comme des “non-sens sur des echasses”. Mais commune a ces lignes de critiques – ainsi qu’a beaucoup d’autres – est l’insistence que les droits doivent etre vu en termes post-institutionel comme des instruments, plutot que comme des dus ethiques pre-existants. Ceci milite,de facon fondamentale, comme l’idee de base d’un DH universel.

Certainement, prise comme entite legal en devenir (aspiring), les plaintes morales pre-legal ne peuvent pas donner droits en justice ou devant les autres institutions de mise en oeuvre de la loi.  Mais rejeter les DH sur ces bases, c’est manquer l’objectif. La requete pour une legalite n’est rien d’autre qu’une requete qui est justifie par l’importance ethique de reconnaitre que certain droits son des dus appropries pour tout les etres humains. Dans ce sens, DH peut s’eleve pour reclamation, pouvoirs et immunites (et d’autres formes de guarantie associees au concept de droits) soutenu par le jugement ethique, qui attache une importance intrinsec a ses guaranties.  

En fait,DH peuvent aussi depasser le domaine du potentiel, par opposition a reel/actuel, droits legaux. DH peuvent etre effectivement invoques  meme si sa mise en oeuvre peut apparaitre peu appropriee. Le droit moral d’une femme a participer pleinement, equitable, aux decisions serieuses engageant le menage – quelque soit le degre de chauvinisme du mari – peut etre accepte par beaucoup qui ne souhaiterai pour autant une legislation a cette egard et un controle policier de son application. Le “droit au respect”  est un autre exemple ou legiferer et applicabilite serait problematique, voir meme bewildering.

En effet, mieux vaut voir DH comme une serie de demande ethique, qui ne doivent par confondu avec les droits d’origine legale. Mais cette interpretation normative ne doit pas diminuer l’utilite de l’idee de DH dans les contextes dans lesquels ils sont generalement invoque. Les libertes qui sont associes aux droits particuliers peuvent etre des sujet de debat approprie. Nous devons juger la plausibilite des DH comme un systeme de reasonnement ethique et comme base des demamdes politiques.

La crtique de coherence

Je me tourne maintenant vers la seconde critique : peut on parler de DH sans specifier qui aura le role d’en assurer  la guarantie. Il y a en effet un courant d’approche des droits qui pose que les droits peuvent uniquement etre formule de facon sensee qu’en combinaison avec des devoirs y afferant (correlated). Le droit d’un personne a quelque chose est associe au devoir d’un agent charge de produire ce quelque chose pour cette personne. Ceux qui insiste sur ce lien sont tres critique en general du fait d’invoquer la rethorique des droits humains sans une specification exacte des agents responsables et de leurs devoirs. DH sont vues comme des paroles vides.

Une question qui motive le scepticisme: comment etre sur que les droits sont realisables a moins qu’il ne soit appareille a  des devoirs correspondants? en effet certains ne voient aucun sens dans le droits sa            uf s’il sont contrebalance par ce qu’Emmanuelle Kant appelais Obligation parfaite: un devoir specifique d’un agent particulier pour la realisation de ce droit.

C’est possible, cependant, de s’opposer a cette proposition comme quoi une utilisation du droit, a l’exception d’une oblifation parfaite, doit manque de conviction. Dans de nombreux contexte legaux, cette proposition peut en effet avoir quelque merite, mais dans une discussion normale les droits sont souvent battu par dus, des pouvoirs ou immunites qu’il serait bon au gens d’avoir. DH sont vues comme des droits partage par tous -independament de la citoyennete – dont tous doivent beneficier. Bien que ce ne soit pas le devoir specifique de personne que d’assurer que la personne a ses droits respectes, la proposition peut etre adresse a tous ceux qui sont dans la position de pouvoir aider. En effet, Kant lui meme a caracterise cette demande generale comme une obligation imparfait et en a discuter la relevance dans la vie social. Ces propositions sont generalement adresse a n’importe qui qui puisse assister, meme si personne en particulier (agence ou individu) ne puisse etre ataque pour apporte la satisfaction des droits impliques.

Il est possible bien sur que les droits, ainsi formules, pqrfois restent insatisfait. Mais il est possible pour nous de distingue entre le droit d’une personne qui n’a pas ete satisfait et le droit qu’une personne n’a pas.   Finallement, l’assertion ethique d’un droit va au dela de la valeur de la liberte correspondante  seulement dans la limite que certaines demandes sont mises sur d’autres qui doivent essayer d’aider. Alors que nous pouvons etre capable de nous en sortir correctement  en utilisant les termes!de libertes plutot que de droits (en fait c’est effectivement le lnaguage de la liberte que j’ai invoque dans Development as freedom) il pourait y avoir des bons cas pour suggerer  -ou exiger- que d’autres aide la personne pour arriver a la liberte dont on parle. Lelanguage des droits peut complementer celui de liberte.

La critique culturelle et les valeurs asiatiques

La 3eme ligne de critique est peut etre plus engageant, et a certainement recu plus d’attention. Estce que les droits de l’homme sont universelles? N’y a-t-il pas d’ethique, tel que celle du monde de confucius, qui tendent a se concentre sur la discipline plutot que les droits, sur la loyaute plutot que sur les entitlements? Dans la mesure ou les DH incluent des demandes de liberte politique et droits civils, des difficultes reelles ont ete identifies en particulier par quelques theoriciens asiatiques.

La nature des valeurs asiatiques a souvent ete invoque dans les annees precedentes pour justifier les arrangement politique autoritaire en asie. Ces justifications d’autoritarisme sont venues non pas d’independant historiens mais des autorites elles memes (membre du gouvernement, porte parole) ou de ceux qui leur etait proche, mais leur vue ont  ouvertement des consequences dans le mode de gouvernance  et influence aussi les relations entre pays.

est ce que les valeurs asiatiques sont opposes -ou indiferrentes- au droits politique de base? Ces generalisations  sont`souvent faites mais sont elles fondees? en fait, generalisations sur l’asie  ne sont pas simple, compte tenu de sa taille. Asie c’est 60% de la population totale. Qu’est ce au’on peut identifier comme valeur asiatique qui s’applique a une si vaste region, si diverse? Il ny a pas de(valeur quintessencielle qui s’applique  a cette immensement large et heterogene population, aucune qui ne separe du reste de la planete.

Parfois les avocats des veleurs asiatiques ont eu tendance a regarder en Asie de l’est comme une region ou l’idee etait particulierement axplicable. La generalisation du comtrast entre l’ouest et l’asie se concentre souvent sur les territoires a l’est de la Thailand, meme s’il y a une propositon plus ambitieuse qui dit que le reste de l’asie est aussi plutot similaire. Par exemple Lee Kuan Yew souligne “la difference fondamentale entre les concepts occidentaux de societe et gouvernement et les cgncepts est asiatique” en expliquant “quand je dis East asian, j’entend Coree, japon, vietnam en distinguant de la culture du sud est asiatique, un melange de Sinic et d’indien, cependant que la culture indienne elle meme met l’emphase sur des valeur similaire”.

En fait, cependant, meme les valeur est asiatique sont tres diverses, et il y a beaucoup de variations entre japon et chine, koea et les autres regionss de asie de l’est. Plusieur influence culturelle de la region et de l’exterieur ont affecte les vivants au cours de l’histoire de cette region. Ces influences surbvivent a diverse niveau. Pour donner une image, mon almanac Hougton Mifflin indique la religion de 124 millions de japonnais de la facon suivante: 112 millions de shintoist et 93 million de Buddhist. Les influences culturelles diverse colgr toujours des aspects identitaires du Japonnais d’aujourd’hui, et la meme personne peut etre a la fois Shintoist$et buddhist.

Culture et tradition s’entrecroisent dans des regions telles que l’asie de l’est et meme au sein de pays quels que le japon, la coree, la chine, et les tentatives de generaliser les valeurs asiatiques (avec des implications puissantes – et souvent brutales – pour des millions de personnes de la regions avec des croyances, des convictions et de engagement divers) ne peuvent manquer d’etre extermement brutal. Meme les 2,8 millions de Singaporiens ont un vast panel de culture et tradition historique. En effet, Singapoor a un superbe resultat pour enraciner les amities intercommunautaires et la coexistance amicale.