Espoir Sierra de Teruel – film de André Malraux 1939

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17 Juillet 36 les troupes du Maroc espagnol se soulèvent. Elles sont commandées par Franco. Le peuple espagnol prend les armes contres les putschistes. Le 21 Juillet Malraux prend l’avion pour barcelone.

 

Paul Nothomb : Malraux animait cette escadrille qui n’aurait pas existé sans lui. Il ne commandait pas mais Malraux était le « Gourou » de l’escadrille. Personne n’aurait marché sans cela : les ¾ étaient des anarchistes, personne n’obéissait à personne et seul le prestige de Malraux fonctionnait. Les anarchistes étaient en majorité au début de la guerre, allaient au front et redescendait avec leur fusil chez eux. Chacun faisait sa petite guerre pour soi. Ils n’avaient rien de militaire. Des affiches du syndicat des anarchistes sur les murs de Madrid : « organisons l’indiscipline »…pour faire une armée, c’était plutôt raté.  La seule sanction c’était d’être renvoyé chez soi. C’était le monde à l’envers. Personne ne voulait être renvoyé en France. A part cela c’était une escadrille totalement libre qui fonctionnait uniquement grâce à Malraux. Le dernier raid de l’escadrille eu lieu en février 37.

Le film de 39 a été interdit en France a sa sorti à la demande de Petain alors ambassadeur de France auprès de Franco. Il est sorti en 1945.

Chapitre 1

« Une heure après la mort on commence à voir l’âme. »

Chapitre 8 –

L’enfant : « Il faut se rendre utile, que peux tu faire pour un mort ? »

Le vieux : « Lui être reconnaissant. »

 

Le Commandant :Vous avez descendu un avion.

L’ avionneur blessé : Je ne pourrai plus en descendre.

Le Commandant : On n’en sait rien. L’ambulance attend en bas.

L’ avionneur blessé  Vous et moi, commandant, nous le savons. Avec une balle dans le ventre on en a pour trois heures, non ?

[…]

L’ avionneur blessé : Ca m’est égal. J’aurais pu tomber malade et mourir dans les mines. Vous voyez, durant le combat, ils ont tous sorti leur mascotte, comme des gosses. Je les ai regardés. Dites-leur que je ne les méprise pas. Je vous le demande. Ma manière de la regarder les a gênés. Ce n’était pas du mépris. A ce moment-là, j’ai compris que j’étais vieux. Il faut ce qu’il faut. Plus…ce n’est pas la peine.