Il Pleut des planètes – Alfred Vidal Madjar – 2004

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P.54 Ce mouvement très particulier explique pourquoi nous pouvons voir directement les bras des galaxies : tout simplement parce que les étoiles y restent plus longtemps. C’est exactement ce qui nous arrive sur la route quand nous conduisons. II semble en effet que nous ayons « toujours » la malchance de tomber derrière un camion, justement dans une côte, là où il avance lentement et où il sera plus difficile de le doubler. Cela n’est pas qu’une impression, c’est la réalité. En effet, les camions roulent plus doucement dans les côtes, et y séjournent donc plus longtemps. II est par conséquent tout à fait normal de les rencontrer là où ils passent le plus de temps.

Justement nous faisons le tour de la Galaxie, cette immensité, en deux cents millions d’années. La fin des dinosaures a donc eu lieu à l’autre bout de notre Galaxie. 

 

Nouvelle pause à dix puissance vingt-quatre. C’est l’ordre de grandeur du fameux nombre d’Avogadro. Ce nombre nous dit combien il y a d’atomes dans un dé à coudre rempli d’eau par exemple ou de tout autre élément.

 

P.87 Nous venons de voir sous nos yeux s’exprimer en clair une « loi » de la physique que nous connaissons tous instinctivement et qui s’impose de la même façon partout à tout instant : pour conserver son moment cinétique, l’eau est obligée de tourner de plus en plus vite en se rapprochant de l’axe de rotation. Cela s’appliquera tout aussi bien à nuage interstellaire qui en se contractant sera obligé lui aussi de tourner de plus en plus vite autour de son axe de rotation.

 

P.128 La pression interne du nuage tend à le disperser dans le vide environnant alors que sa masse tend à le faire se contracter sur lui-même. Pour chaque condition de pression, il existe donc une masse critique au-dessus de laquelle la force d’attraction vaincra et le nuage s’effondrera sur lui-même. Or, dans le milieu interstellaire, les conditions sont telles qu’un nuage ne pourra s’effondrer qui s’il a une masse de plusieurs dizaines, voire centaines de fois la masse des étoiles. Cela explique pourquoi les étoiles sont obligées de naître nombreuses et ensemble. De plus, au cours de la contraction, les conditions de pression changent. Elles permettront alors à de plus petites masses, donc à de plus petits morceaux de nuages interstellaires, de se contracter et former des petits groupes d’étoiles. Le plus souvent, les étoiles naissent en systèmes doubles, triples ou même multiples. 

 

P. 150 ; : « Comment se fait-il que, moi même vide, debout sur ce vide, je ne disparais pas sous vos yeux ? ». En deux mots, les électrons périphériques des atomes de mes semelles repoussent ceux des atomes du sol, puisqu’ils sont tous chargés d’électricité négative. Et si nous appuyions sur le sol avec un poids considérable comme celui d’une montagne par exemple ?…. La nature, pour faire respecter ses « lois », permettra alors aux électrons de s’échapper des atomes.  En fait, il vient de se produire la fusion de la roche au pied de la montagne. La montagne se met alors à « couler » et « sombrer » sur ses pieds qui ont fondu. À partir de quel poids cela se produirait-il sur notre planète Terre ? Pour une montagne un peu plus grande que l’Everest. Voilà pourquoi sur Terre il n’y a pas de montagne plus élevée. Si tout cela est vrai, sur Mercure ou sur Mars par exemple, où une montagne pèse moins lourd que sur la Terre puisque l’attraction y est plus faible, on devrait trouver de plus grandes montagnes ? Parfaitement…

P.275 Disons-le : les grandes règles qui semblaient raisonnables dans notre système solaire, et sur lesquelles une partie des scénarios de formation des planètes était fondée, ne résistent pas à l’épreuve de ces nouvelles observations concernant les planètes extrasolaire.

 

P.244  II semble que toutes ces étoiles auprès desquelles des planètes viennent d’être découvertes présentent une composition plus riche en atomes lourds que le Soleil. Les nuages interstellaires à partir desquels ces étoiles sont nées contenaient donc plus d’éléments susceptibles de rentrer dans la composition des poussières et finalement des planètes. En d’autres termes, si le nuage contient moins de ces éléments que le Soleil, par manque de grain de poussières il n’arrive pas à faire de planètes. Si tout cela est confirmé, le système solaire se serait formé au seuil à partir duquel cela devient possible. Enfin, étant donné qu’au cours de la vie d’une galaxie la quantité d’atomes lourds augmente continuellement puisqu’ils sont fabriqués par les étoiles, d’autres planètes existent certainement dans notre Galaxie, mais notre système solaire serait peut-être parmi les premiers à s’être formé. Cette nouvelle idée peut nous amener à penser que, dans des galaxies voisines de la nôtre comme les nuages de Magellan que nous savons être pauvres en éléments lourds, il se pourrait qu’il n’y ait aucune planète.

Une couleur cependant reste rare chez les étoiles le vert. Une seule étoile (Bêta) de la Balance, a pourtant réussi à l’arborer. D’ailleurs, n’y a-t-il pas une étoile qui clignote justement à la place de l’œil de la Méduse dans la constellation de Persée ?