Agriculture Africaine et Marché Mondial- Marc Dufumier (2008)

 dufumier

11. Afrique intertropicale humide : l’abondance de la végétation ne doit pas faire illusion. …la minéralisation de l’humus se trouve accéléré  dès que les terrains sont défrichés, exposés au soleil, à la chaleur….a cela s’ajoute le lessivage intense des eux de pluie…ces sols ne sont pas à même de conservé leur fertilité.

13 l’avancée des populations bantoues en direction des forêts équatoriales a commencé il y a plus de quatre millénaires, lors su dessèchement progressif du Sahara…

 

14 Quelques populations continuèrent de vivre exclusivement de chasse et cueillette : les pygmées, les bochimans. Leurs déplacements étaient synchronisés avec les rythmes de la nature.

 

21 Les pays africains se sont spécialisés dans la culture d’exportation (cacao, café, arachide, coton…) mais les productions africaines sont concurrencés par celles en provenance des Etats-Unis (coton, arachide) ou de pays du Sud dans lesquels les investissements destinés a accroître la productivité ont été massifs : cafés brésilien, cacao indonésien, caoutchouc thaïlandais…

 

23 Palmier au Benin :  les interventions de l’état visaient  délibérément a remplacer la multitude palmeraie, veilles et petites et dont on pouvait traditionnellement extraire de multiples produits (huiles, vin de palme, bois, fibres…) et dans lesquels les paysans parvenaient a cultiver aussi une grande gamme de plantes vivrières, par des plantations denses sous l’ombrage desquels ils n’étaient plus possible d’entretenir d’autres cultures.

 

24 Programmes s’ajustement vont de pair avec l’ouverture des économies au marché international. Tant et si bien  que de nombreux pays africains ne paraissent plus disposés à faire valoir leur droit a protéger les agricultures nationales par des mesures tarifaires.

 

30 La théorie des avantages comparatifs est remise en cause :  l’ouverture s’est avéré catastrophique pour les pays africains déjà déficitaires en produits agricoles. Cela tient au fait que la productivité du travail agricole est plus de 200 fois inférieur dans les exloitations paysannes des pays africains qu’au sein des entreprises moto-mécanisées du Nord ou des grands latifundiums d’amerique du sud. (Ex du riz en casamance – 500kg/an/actif contre 500 tonnes/an/actif en Camargue – soit 1000 fois plus. Meme si les intrants chimiques et depreciation du materiel represente 4/5 de cette production, le valeur ajouté en Europe est encore 200 fois plus élevée).

 

33 En France et a Dakar, un litre d’huile d’arachide et un litre d’huile de tournesol se vendent a peu près au même prix. Mais a-t-on conscience qu’il y a 200 fois plus de travail dans le premier que pour le second ?  Ces huiles au même prix sur le marché international, signifie que les Sénégalais offrent 200 fois plus de travail qu’il ne leur en ai donné en contrepartie. De quels avantages comparatifs disposent)ils ? Aucun…et nombreux sont les paysans qui migre vers les villes….ou vers le marché clandestins de main d’œuvre…

 

Pour les produits pour lesquels  il n’existe pas de concurrence au Nord, le pays africains sont en concurrences avec les pays du Sud qui se sont aussi spécialisés dans les même production – faisant face à la même concurrence du Nord -. Plus mécanisé, ils sont plus competitifs et produisant beaucoup, innondent le marché et font baisser les prix..

34 La questions n’est pas seulement de lutte contre les subventions aux exportations des pays riches mais de véritable permettre aux nations africaines de faire ce que les Européens ont fait eux-mêmes avec succès : protéger leurs agricultures vivrières dans le cadre d’un marché commun régional par le biais de droits de douanes conséquents.

 

35 la PAC du debut des années 60 déroge totalement aux normes de la doctrine libérale. De déficitaire a la sortie de la guerre, l’europe est devenu excedentaire a partir de 70 pour presque tout les produits protégés (viande, céréale, lait…) .  Il y a bien des quotas qui limite la production de sucres et de lait, mais rien pour la viande et les cereales. Les excedents ont ainsi écoulé sur le marché mondial, notamment grâce a des subventions.

 

Les 25,000 producteurs de cotton de Louisiane et de Caroline du Sud recoivent en subvention les PIB du Burkina Faso, pays dans lequel 2 M de ruraux cultivent le cotton.

 

P37 La PAC depuis 92 a évolué progressivement d’un régime de soutien par les prix vers des mécanismes d’aide directes aux agriculteurs, de plus en plus découplées de la production proprement dite…..mais ces aides directes favorisent surtout les producteurs les plus performants et concourent a accélérer la concentration des exploitations, sans mettre fin à l’exode rurale et aux excédents agricoles. Ces subventions contribuent elles aussi, malheureusement, à déprimer les pris des marchandises agricoles sur le marché mondiale.

 

Cette distorsion des conditions de concurrence aggrave encore davantage la situation des paysans dont les techniques sont encore manuelles et qui éprouve de ce fait déjà maintes difficultés pour rester compétitifs.  Leurs familles se retrouve fréquemment condamnées à rejoindre les bidonvilles des grandes villes….mais il s’agit de la partie émergée de l’iceberg. Bien plus massif on été les déplacements de populations sahelo-soudanienne à la recherche de terre à cultiver dans les dernières régions forestières de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale ; et on sait que ces mouvements migratoires n’ont pas été sans causer parfois de graves troubles politiques et sociaux dans les régions d’acceuil. La solution pour les paysans des pays en développement c’est le droit d’imposer  des droits de douanes à l’entrée des grains en provenance du Nord et du nouveau monde et la suppression de toutes formes de subventions agricoles…

 

…supprimer les surplus, quitte a recentrer essentiellement l’agriculture européenne sur son marché intérieur….

Changer le mandat du Commissaire Européen au Commerce afin qu’il plaide pour une régulation internationale des échanges agricoles donnant droit aux pays africains et ceux du tiers monde de constituer des marchés régionaux protégés de l’extérieur par des droits de douanes communs.

En echange du renoncement a soutenir l’exportation de nos surplus à des prix de dumping, l’UE devrait se protéger des importations de protéagineux en provenance du nouveau monde (nord et sud) dont ils sont largement importateurs du fait de leur très faible protection.

De même il conviendrait de favoriser la production en Europe de denrées agro-alimentaire de grande qualité (bio, fermiers, labellisés, AOC…) dont les paysans européens pourraient alors tirer des pris rémunérateurs sur les marchés intérieurs et les marchés solvables.

Il s’agirait de relancer la demande de produit de qualité via la restauration collective (écoles, lycées, hopitaux, université, hospices..) en redirigeant une partie des subventions de la PAC. D’autres pays  on deja des politiques d’aides alimentaires pour leur populations défavorisées (US, Brazil) et ne risque d’attaquer ce type d’approche a l’OMC.

Ces changements permettrait aux paysans africains une chance pour qu’il puisse eux même assurer leur sécurités alimentaires. La hausse des prix payés aux paysans africains aurait des effets bien plus rapides et importants sur leur revenu et leur bien-être que tous les efforts de l’aide publique au développement.

 

44 Le rivalités pour  l’accès aux terres agricoles sont de plus en plus nombreuses et débouchent sur des conflits de plus en plus meurtriers et des mouvements de populations au soudan, nigeria, cote d’ivoire, grands lacs… faut-il pour autant faire de la terre une propriété privée….pas si sur. La prise en compte des droits coutumiers n’est pas sans intérêt pour parvenir à un développement durable.

 

48 ce n’est pas les pays ou la densité démographique est la plus forte qui dépendent aujourd’hui le plus des importations pour leur alimentation. Il s’agit au contraire des pays forestiers peu peuplés (Gabon, Congo, RCA). La concurrence des importations fait qu’on assiste parfois dans ces pays à une véritable déprise agricole, avec une extension progressive de la forêt dense aux détriments des savanes.

 

49 de nombreux conflits fonciers sont apparus dans les zones ou il ne restait plus de terres vacantes au Ghana, Nigeria, Cote d’ivoire avec pour résultat l’expulsion massive de paysans étranger dans leur pays d’origine.