Mon chemin, Edgar Morin, 2009

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Fin 41 l’URSS est defaite. Ce sont trois évènements qui la sauveront :

  1. hiver précoce qui bloque les soldats aux portes de moscou en sept 41.
  2. Au printemps, l’Italie avait attaqué la Grèce mais échoué. Hitler lui porte appui en passant par la serbie alliée. Las, un putch retourne la Serbie qui maintenant s’oppose a Hitler. Les troupes allemandes sont retardées en Serbie, décalant ainsi l’attaque sur la russie en Juin – et la rendant victime de l’hiver précoce. A un mois pres elle serait entrée victorieuse dans moscou.
  3. un général compétent est nommé sur le front ouest et lance la contre-offensive 2 jours avant l’entrée en guerre des USA. Les USA envoient des armes aux russes…

Début 42 l’espoir change de camp.

P51 Culte du chef en Russie était nécessaire pour souder les populations hétéroclites.

P 52 Or je voulais vivre et pour moi vivre c’était participer à l’action, à la résistance, à la lutte de l’humanité…

P 67 Je crois que la plupart des français étaient pétaino-gaullistes : pour eux Pétain était le bouclier et de Gaulle le glaive.  Le premier leur assurait la tranquillité, le second la victoire.

P76 Je me suis donc formé à des disciplines différentes dont l’entre articulation me paraissait nécessaire.

P100 a propos d’Heidegger : …face au condamnations définitives, j’ai toujours essayé de contextualiser. La pensée de Heidegger m’importait plus que ces défaillances. Je n’ai jamais voulu accepter la réduction d’une philosophie à une personne, et d’une personne a son pire moment.

P119 je n’avais par encore incorporé le mot « méthode », ni le mot « complexité » mais je savais qu’il me fallait avoir une vision polyscopique, multiple, de mon sujet. (à propos de « l’homme et la mort »)

P129 La culture de masse…a produit des chefs-d’œuvre parmi tant d’œuvres médiocre…certes la réflexion y est dégradée, mais elle se dégrade partout. Comme le dit Castoriadis, l’insignifiance progresse !

P134 Les intellectuelles ont une mission qui consiste à poser les problèmes fondamentaux et les problèmes globaux qui sont totalement occultés aujourd’hui et que l’intelligence spécialisée des experts est incapable de concevoir.

P 203 J’ai fait mienne la formule d’Adorno : la totalité est la non-vérité. Il y a conflit et complémentarité en moi entre l’aspiration à la totalité et son impossibilité. Telle est la voie dialogique interne à l’esprit de la complexité.

P 230 Ma méthode veut être une aide à l’esprit pour qu’il affronte la complexité et élabore ses stratégies. …j’indique les exigences à satisfaire pour traité les complexités :  exigences comportant trois principes : le principe dialogique, le principe récursif et le principe hologrammatique. Ces principes sont des expressions du principe de reliance – relier les disciplines….Tout savoir complexe comporte une part d’incertitude qu’il savoir reconnaître et admettre. La pensée complexe comporte la prise de conscience d’un inachèvement du savoir et d’une limitation des possibilités de l’esprit humain. Il n’y a pas de fondement absolu et indubitable (Nietzsche). Nous devons éliminer la métaphore architecturale qui a besoin de fondement pour batir un édifice. Nous devons utiliser la métaphore musicale ou la symphonie prend élan sur elle-même et se construit dans son dynamisme même.

P 246 L’homogénéisation civilisationnelles provoquée par les développements de la globalisation suscite une réaction de défense des identités ethniques qui se sentent menacées. Ensuite le désastre idéologique survenu dans la dernière partie du XXème : la perte du futur, due l’effondrement de la croyance au progrès comme moteur de l’histoire (il existait a l’est – avenir radieux – et au sud – espoirs du développement). Cette perte du futur fait place à l’incertitude. Nul ne sait si la planète progresse ou régresse. Le présent est altéré par l’angoisse. Au nord,il conduit a un renferment sur un immédiat d’autant plus précieux qu’il est privé d’avenir comme de passé. Au sud, dans la misère, la souffrance et l’humiliation s’opère un retour vers le passé, i.e. ses fondements religieux et ethniques. Exemple de l’Iran.

P247 Le processus de globalisation technico-économique a crée l’infrastructure d’une société monde mais rend en même temps impossible qu’elle se structure. Que faut il pour avoir une sociéte ? un territoire, (le monde), des communications (les meilleurs qu’on est jamais eu aujourd’hui) une économie mondialisée (on l’a), une autorité légitime (les Uns mais qui n’a pas d’autorité), le sentiment d’une communauté de destin (depuis Hiroshima les humains sont soumis au même problème – la survie de l’espèce- aujourd’hui le changement climatique) mais la conscience d’une communauté de destin est encore très dispersé et marginale. La société –monde doit avoir une structure d’un type nouveau et ne sera pas un modèle agrandi des états nations.

P249 Politique de civilisation : elle vise à lutter contre les développements négatifs tout en préservant ces développements positifs. Elle serait inséparable d’une politique qui mettrait en symbiose ce que chaque civilisation a de meilleur.Plus de communauté, plus de fraternité et de liberté – sur le modèle du socialisme du siècle dernier en moins naif.

P 253 La crise peut aussi favoriser l’imagination creatrice de solutions qui permettent de la surmonter en modifiant le système.

P 280 La compréhension est plus que l’explication.  L’explication traite de la réalité humaine comme objet.  La compréhension peut intégrer l’explication  mais elle comporte en elle une empathie de sujet à sujet.

P296 Vinicius de Moraes : nous ne nous faisons pas des amis, nous les reconnaissons (i.e. ils préexistent à la rencontre)