Globalisation : le pire est à venir. Patrick Artus, Marie Paule Virard, 2008

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P25 Etats-Unis Royaume Unis, dans ces pays les ménages peuvent se ré endetter quand la valeur de leur maison monte par rapport au niveau de leur dette hypothécaire. Au japon les prix (de l’immobilier) ont chutés pendant 15 années consécutives.

 

Le décrochage boursier de 2007 doit moins au fondamentaux qu’a l’inquiétude des investisseurs.

 

P26 plus ou moins fragilisées, le banques ont fermé le robinet de crédit grand ouvert auparavant.

 

P27 La seconde globalisation : recentrage de la globalisation vers les pays émergents, un basculement du centre de gravité de l’économie-monde

 

P33 La population en age de travailler en EU, US Japon est de 450M. Elle est de 2.3MM  dans le monde émergent. L’effet est simple : baisse des salaires relativement à la productivité, et hausse de la profitabilité (puisqu’il y a plus de travailleur par unité de capital) et le pouvoir de négociation des salariés est réduit. De 99 a 2007, productivité a baissé de 30% et le salaire par tête réel de 18% seulement.

 

P42 le monde peut-il se refermer ? La première globalisation n’a pas résisté au catastrophe du XXème: il a fallut attendre les années 80 pour retrouver le degré d’ouverture d’avant 1914 (Niall Ferguson et Harold James 2002 et 2007 respectivement). Aujourd’hui la question est posée. La révolution technologique va continuer, les communications seront moins chères et plus rapides, les pays avancés sont désormais incapables de produire des biens dont ils ont délocalisé la production, certains imports des pays émergents proviennent des pays riches (moyen de production etc.) pourtant on peut assister a un retour du national (mise en place de barrières, protectionnisme) alors que les structures de gestion de mondialisation sont inexistantes ou faibles. L’hétérogénéité du monde qui cassa la première mondialisation après 14 peut encore jouer…

 

P56 La progression des émissions de gaz a effets de serre s’emballe : +3% par an depuis 2000.

 

P60 Dans de nombreux pays en développement la bataille du développement se confond désormais avec celle de l’environnement. Les UN estiment a 86MM de dollars par an la somme nécessaire au financement de l’adaptation des pays les plus pauvres (voir PNUD 07/08)

 

P61 La bataille des ressources rares. L’accès est conditionné de plus en plus par la politique. L’occident perd la main : en 2008 en matière de pétrole, les majors n’ont plus accès qu’a 15% des réserves prouvées. 75% sont contrôlés par les firmes publiques des pays producteurs. Les réserves des majors ne se maintiennent plus et beaucoup de contrats sont renégociés.  Le Venezuela et la Bolivie ont poussé les compagnies privées dehors et nationalisé une partie de la production et renégocié les contrats.

 

P89 Les sub-primes : les liquidités ne s’investissent plus dans des actifs productifs d’entreprise (actions, obligations) mais sur des actifs qui ne sont pas favorable a la croissance des pays de l’OCDE : les matières premières ou les actions indiennes s’envolent mais sans bénéfice de croissance pour l’OCDE. La régulation par les crises financières est plus aléatoire que la régulation par l’inflation : la liquidité est une bombe a retardement. Une solution : le rééquilibrage des taux d’épargne (les chinois épargnent 54% des revenus, les américains 1%) afin de réduire les déséquilibres globaux. Ce sont la des processus difficile a mettre en place sans une coordination forte et de longue haleine.

 

P106 Comment la crise des subprimes sur un marché de moins de 1000 MM a pu faire tant de dégâts ? c’est après tout un coût de 400MM sur une marché de l’épargne américain de 58000 MM ! C’est par un phénomène de contagion, de variation de prix et d’appréciation des risques et du capital des institutions financières. Les bilans sont valorisés quotidiennement au prix du marché (pour éviter une sous estimation des risques), les variations des prix d’actifs y apparaissent instantanément  et provoque une série de réaction en chaîne. Cela a un impact sur les résultat et fonds propres des banques beaucoup plus important que les pertes économiques réelles. Comme tous les intervenants sont affectés en même temps, un cycle de réaction en chaîne s’enclenche car les institutions financières adoptent des positions similaires (mimétisme – c’est aussi pourquoi les bulles ne cessent de se créer dans divers domaine économique). Pour éviter ces mouvements et ces bulles, il faut que les investisseurs reviennent vers d’autres actifs productifs sous évalués : c’est le cas des actions d’entreprise. En revanche celle-ci ont un rendement inférieur au 20-25% l’an auquel les banques et institutions se sont habituées

 

P119 Dans une union monétaire et économique efficace il existe effectivement une spécialisation productive des régions, mais aussi une mobilité du travail et un fédéralisme fiscal. Nous n’avons pas cela en Europe. Au Etats unis personne ne se demande si cela pose problème que l’informatique soit en Californie, les médias en Georgie, le tourisme en Floride, l’automobile dans les Grands Lacs…

 

P121 16 ans après Maastricht les pays de l’Union européenne élabore toujours leur stratégies de politique économique sur une base nationale. Nous avons une addition de pays en guerre économique qui on simplement en commun une monnaie et la liberté d’établissement mais qui partagent un désintérêt pour une solidarité à l’intérieur et une vision commune vis-à-vis de l’extérieur. Sans compter la pratique du passager clandestin dans certains cas…

 

P30 Certains modèles de développement (Allemand avec encore beaucoup de production industrielle, machines-outils etc. vs France/Italie plus de services…) bénéficient plus de la globalisation (Allemagne avec un excédent considérable due a de forte exportations vers les régions émergentes….) car ils permettent d’accompagner la croissance du commerce mondiale et la demande des pays producteurs de matières premières.

 

P140 a moyen terme les grandes économies des pays de l’Union vont diverger et auront des intérêts en conflit : l’Europe devra renoncer a être active par rapport à la mondialisation et ne fera que suivre : elle sera alors une des grandes perdantes.

 

P 143 les risques : 1. les délocalisations vers les pays émergents laminent les segments intermédiaires de leurs économies qui se polarisent sur deux pôles : les secteurs qui bénéficient de la mondialisation (finance, transport.. avec des travailleurs qualifiés bien payés) et les secteurs non touchés par la globalisation (services a la personne, construction, loisirs etc. peu productif avec des employés peu qualifié et peu payé).  Il y a une disparition des classes moyennes.

2. l’exigence de rentabilité forte (20%) et croissance de la liquidité mondiale attisée par les réserves des pays émergents. Cet excès génère des bulles d’investissement qui provoquent des crises régulières.  Solution : coordonnés les politiques des pays exportateurs et des pays déficitaires au niveau mondiale…difficile !

P154 La « civilisation » de la globalisation reste a inventer.