Le monde a faim – Philippe Chalmin 2009

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P21 Politique agricole des US : en quelques années les tonnages de maïs utilisés pour l’éthanol passèrent de 10 à 80 millions de tonnes en 2007-2008 et à 100 millions de tonnes en 2008-09 sur une production qui tournait autour de 300M (représentant 40% de la production mondiale)

 

P29 l’abolition des corn laws, ces lois qui protegeaient l’agriculture locale en maintenant des prix agricoles et alimentaires élevés au moment ou le Royaume Uni devenait la première nation industrielle et se devait donc de nourrir sa main-d’œuvre ouvrière. L’abolition des corn laws et la généralisation du libre échange permirent au UK de s’approvisionner sur l’ensemble de la planète, de l’argentine à l’australie, de l’inde à la Russie.

 

P 31 Malthus : croissance démographique était largement supérieur à la croissance agricole : les famines semblaient inévitables et les exemples lui donnait raison. Mais il commettait l’erreur de ne pas tenir compte des révolutions technologiques.

 

P 40 On peut nourrir 10 milliard de végétarien mais certainement pas 6 milliards d’ocidentaux ni même de chinois de la classe moyenne. (Il faut trois calorie végétale pour faire une calorie animale de type volaille, 7 de type bovine.)

 

P43 On peut nourrir 9 a 10 milliard d’hommes consommant en moyenne 2500 calories par jour avec deux fois plus de production agricole qu’aujourd’hui.

 

P 47 Anticiper c’est spéculer. Anticipation, spéculation sont presque naturels sur les marchés agricoles soumis à la seule logique de l’instable (météo etc.) Le XIX a permit de formaliser les marché permettant l’accès au capitaux.

P49 Or par essence, le jeu de la spéculation est neutre : toutes les études menées depuis plusieurs décennies qui compare le comportement des marchés avec ou sans marchés à terme (le marché de la spéculation puisque qu’on y achète et vend à terme) mettent en évidence que l’instabilité est à peu près identique, que la fonction d’anticipation de véritables pénuries physiques est mieux exercés lorsqu’il existe des marchés à termes.

Le marché agricole ont fait tres peu l’objet de régulation et cartellisation, contrairement aux métaux, marchés monetaires etc.  (New York, le Nymex est le marché de cotation du pétrole)– la première fortune a été faite sur ce marché sur les pommes de terre du Maine…)

 

P53 économiquement fondée, et même nécessaire au bon fonctionnement du marché, la spéculation n’en est pas moins difficile a défendre sur le plan moral sur pour les produits agricoles.

 

P59 le baril de pétrole à 10 dollars en 1998…

 

P 63 Au total, en 2008, on pouvait estimer que sur 2 Milliard de tonnes de céréales, 100 Millions étaient consacrés à la production  d’énergie.

 

P67 Le monde agricole produit plusieurs milliards de tonnes de déchets chaque année dont l’essentiel n’est même ni recyclé ni valorisé. C’est probablement là plus que dans l’agriculture que le potentiel se situe …(biomasse dite de troisième génération).

 

P70 il n’y à guère que 20% des terres qui soient arables ce qui correspond a peu près a ce qui est aujourd’hui cultivés. On estime que chaque année 0.5% des terres arables disparaisses (urbanisation, grands complexes industriels etc.)

Afrique sub saharienne : moindre qualité des sols et progression de l’aridité..les terres qui restent sont celles a faible potentiel agricole.

Le potentiel d’augmentation des terres cultivables dans le monde est limité et compensera la disparition de terres gagnées par la croissance urbaine.

 

P 86 Les OGM ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une politique globale intégrant la mise à disposition de crédit : les circuits commerciaux et bancaires sont nécessaires pour permettre l’achat de semences etc. Il faut un débat ouvert sur les OGMs et leur intégrations ne peut être qu’un élément de la solution.

 

P 98 Le système qui à fait ses preuves, qui a permis le développement extraordinaire de l’agriculture occidentale, est bien celui de l’agriculteur individuel, du modèle de l’exploitation familiale et c’est sur cette base qu’il faut imaginer le développement et la modernisation des agricultures du tiers monde plutot que sur d’hypothetiques investissements étrangers qui marginaliseraient un peu plus la vraie richesse des agricultures, les hommes.

 

P116 La BM a cherché a promouvoir l’utilisation des marchés a termes par des groupements de producteurs afin de compenser la disparition des offices publiques (dans le cadre des SAP et du désengagement de l’état). Idées louables mais utopiques. Cependant les marchés a terme développé en Chine ont connu un assez grand succès (en volume) Mais les autorités ont encadrés de manière stricte les marchés par des politiques de stockage public – avec un souci majeur qui est celui de l’inflation des prix alimentaires.

 

P117 protéger les marchés agricoles des pays en développement est donc une nécessité absolue. Et les responsables de l’OMC en conviennent.

Les financements des politiques agricoles du tiers monde ne peuvent venir que de l’aide internationale (trop de pression sur les budgets)…

 

P124  le président des la BM  avait déclaré qu’il fallait remettre les politiques agricoles au cœur des stratégie de développement : il y a quelques choses de la naïveté enthousiaste des nouveaux convertis.